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Sujet: When we first met { & Eliott. Mer 23 Déc - 23:53
When we ...........................................First Met
Je repris la route, la musique a fond, le pied sur l’accélérateur tâtonnant le cent. Puis brusquement, plus rien ; la voiture fit un bruit bizarre et décéléra après que le moteur se soit coupé. Je gardais mon calme et profitait de l’élan pour me garer sur le côté de la route. Ce ne fut qu’une fois arrêtée, après avoir essayé de redémarrer deux fois, que mes mains se mirent à trembler. Je donnais un coup sur le volant, insultait ma voiture et reprit doucement mon calme. Je soufflais, attrapais mon téléphone et appelait un dépanneur. En fait, j’appelais le service des renseignements, pour demander le numéro du garage de Jacksonville – merci, mémoire, merci – et ensuite j’appelais le garage, et à ce propos, pour être précise, j’avais appelé un garagiste et non un vrai dépanneur. Mais en même temps.. on s’en fout de tout ça. Incroyable cette manière dont les choses changent en quelques secondes. J’étais en train de rouler tranquillement, comme souvent depuis maintenant presque un an et d’un coup, tout avait dégénéré. D’un coup, ma voiture m’avait lâchée. En 4 ans, ca n’était jamais arrivée, et là, voilà. Je l’avais dans l’os, et dans ce superbe coin perdu en plus, c’était bien ma veine. Bref, une chose était sûre, si le monsieur au bout du fil avait une sacré belle voix, il était aussi très, mais alors très antipathique. Bon, peut-être pas antipathique – ne jugeons pas les gens trop vite – mais alors d’un froid à couper le souffle, dirons-nous. Je n’étais pas du genre paranoïaque qui croit tout le temps déranger, mais là .. Si. En tout les cas, si c’était lui qui venait chercher ma voiture, j’allais bien m’amuser, moi. Bref, histoire de patienter et dans un élan d’espoir, j’essayais une nouvelle fois de démarrer ma voiture, ne serait ce que pour avoir un peu de chauffage et de musique mais rien du tout. Encore une fois, je pestais contre celle-ci. « Espèce de vieille bique ! » lâchais-je à cette dame des années 1965. J’attrapais donc mon sac pour y récupérer mon lecteur mp3, je mis mon casque plus gros que ma tête – les cadeaux de mon frère sont toujours très exagérés – sur mes oreilles, allumais ce petit bijoux de technologie et en voiture Simone. Enfin, façon de parler ma Simone, parce que la voiture me boude. Tant pis. Je fermais les yeux et calais ma tête contre le siège, après l’avoir reculé au maximum et j’étalais mes jambes, m’installant bien confortablement. Je soupirais. Ca faisait a peine cinq minutes que j’avais téléphoné, et j’en avais déjà assez d’attendre. Je suis d’un naturel patient d’habitude mais là, trop, c’est trop. Pour m’occuper plus que par faim, j’attrapais une des deux pommes et la condamnais ainsi a une mort par coups de dents. Tant pis pour elle, qu’elle repose en paix. . N’importe quoi, l’ennuie fait parfois divaguer au point qu’on se trouve soi-même complètement ridicule. Une fois la pomme réduite à l’état de trognon, et Kids des MGMT résonnant dans mes oreilles, j’ouvrais la porte et balançais le cadavre. J’en profitais pour regarder si mon sauveur était en vue, mais pas l’ombre d’une dépanneuse. Ce village était vraiment paumé, en fait. Et sûrement vachement loin aussi. J’espérais quand même qu’il ne m’avait pas oubliée, aussi froid soit-il, je ne l’enverrais certainement pas se faire voir s’il apparaissait comme ça, d’un coup. Et puis d’ailleurs, vaudrait mieux pas qu’il m’oublie, parce que mes provisions étaient plutôt maigre, une pomme et une bouteille d’eau, je n’avais certainement pas de quoi tenir 107 ans. N’empêche, j’étais sûrement bonne pour attendre deux heures.
Je repensais à ce que la grand-mère de ce gentil type m’avait sorti. C’était peut-être vrai que cette ville était maudite. Après tout, je n’avais même pas dépassé la pancarte annonçant Jacksonville, que la malchance me tombait dessus d’un coup. J’étais tout de même carrément intriguée sur le reste de ce qu’elle avait dit ; comme quoi je ressemblais « a la petite ». Bon, a part le fait que j’avais 25 ans et que je n’étais pas franchement petite – je suis dans la norme bande de .. ! – ce qu’elle disait était quand même troublant. J’étais très, très curieuse de savoir qui était « la petite » et de savoir en quoi je lui ressemblait, et surtout de savoir de quelle manière elle m’avait vue. Mais ça me troublait, c’est vrai. Déjà parce que, de un ; je n’avais jamais vraiment cru à cet adage qui dit qu’on a tous un sosie quelque part – quelle drôle d’idée – et de deux ; parce que je ne savais pas ce que ça impliquait. Quoi, cette ville était hantée mon sosie mort ? Tout le monde la détestait ? C’était le diable en personne ? Elle a tuer des gens ? Est-ce qu’on allait se mettre a hurler d’effrois et a se cacher en me voyant ? Non, franchement, je me passerais bien d’un sosie. J’aime mon unicité. Mon Dieu, faites que je ne tombe pas dans une ville remplie d’espèces d’illuminés, et faites qu’ils ne me fassent pas brûler sur un bûcher façon Silent Hill. Je serais sage, promis. Espérons simplement que je ne ressemble pas à une sorcière que tout le monde déteste. Mais dans quoi j’étais encore tombée moi ? ! Soudain – non pas d’événement surprenant mais j’avais envie – je me suis mise à chanter, juste pour m’occuper, et parce que personne n’était en vue, et donc personne pour m’entendre. Surtout que franchement, je n’aimais pas franchement ma voix. Si j’était douée au piano – sans me jeter des fleurs – j’étais pas super niveau chant.
C’est ainsi que je me suis retrouvée au sommet du « Saaaaaaandyyyyy » le plus aigu de John Travolta quand on toqua a la vitre. Je sursautais, mon genoux se cogna au volant, je grommelais un aie, m’emmêlait les pinceaux avec le fil de mon casque que j’enlevais tant bien que mal, et finalement j’ouvris la portière. Le vent me frappa au visage, les poils de mes bras se hérissèrent, mes cheveux sont partis dans tout les sens, et j’ai rougis en me rendant compte qu’il avait parfaitement du m’entendre, aussi bien que si j’avais hurlé « sandy » dans ses oreilles. Affreusement gênant, mais je pouvais passer outre. « Euhh, bonjour. » Lâchais-je, agrémenté d’un sourire digne de colgate – oui, histoire de noyer le poisson de l’humiliation précédante. Pas de réponse – ou si peu. C’était bon, j’avais compris ; ce type physiquement carrément charmant n’était autre que le Grinch du téléphone. Super. Me voilà bien. Espérons juste qu’il était de meilleure humeur que tout à l’heure. Bon, on dirait pas, mais l’espoir fait vivre, comme on dit. J’attrapais sac et manteau et sortais de la voiture. Je me retournais vers lui ouvrais la bouche pour lui dire de faire très, très attention à ma voiture, mais je me ravisais. Bon, j’avoue, j’étais un peu – un peu ! – intimidée et un peu gênée par l’épisode sandy que je tentais en vain d’oublier. En plus il avait pas vraiment l’air commode alors autant pas me le mettre à dos. Déjà que mon propre frangin ne supportait pas mes mises en garde, c’était pas lui qui allait les supporter. Du coup je me mordais la lèvre histoire de la fermer, sautillant sur place tandis qu’il s’occupait de ma voiture. Sûre que tout allait bien pour elle, je grimpais dans la dépanneuse, et constatais que l’ambiance y était aussi froide que dehors. Il promet, le trajet.
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Sujet: Re: When we first met { & Eliott. Mar 9 Fév - 21:59
Le sommeil. Un état naturel récurrent de perte de conscience (mais sans perte de la réception sensitive) du monde extérieur, accompagnée d'une diminution progressive du tonus musculaire. Affalé dans son fauteuil, les pieds sur le bureau, il dormait de ce sommeil que l'on dit profond. Ce qui est, avouons-le, assez rare chez notre spécimen. Le garage était plongé dans l'obscurité, et restait faiblement éclairé par la lumière du jour qui s'engouffrait pas l'ouverture large de l'entrée. La radio ne captait plus, seul un faible son semblait crachoter de la machine. Une voiture désossée tapissait dans l'ombre, le magasin, ouvert, était tout aussi vide. Personne. Les premiers jours de neiges avaient attirés, accidents et maladresse, mais depuis plus rien. Les gens ne sortent plus leurs voitures, d'autres en prennent infiniment soin. Pas de clients, pas de travail. Il n'avait pas fait grand chose, juste réparé un moteur et déblayé un chemin assez large pour tout véhicule dans la neige, pour entrer plus facilement dans son atelier. La radio se mit à émettre un bout de chanson, comme un chanteur atteint d'une bonne rhino' la voix crachotait entre deux couplets. Le téléphone sonna.
Un soubresaut. Seconde sonnerie. Un grommellement sourd. Troisième sonnerie. Se réveillant finalement le jeune homme bailla ouvertement avant de s'étirer. Il retira ses pieds du bureau, et pendant que le téléphone sonnait surement pour la dernière fois, il fit voler une bonne dizaines de papiers avant d'enfin décrocher. Raclant de la gorge, passant une main dans ses cheveux sombres, il répondit brièvement, et finit par annoncer qu'il arrivait. Raccrochant et déposant le téléphone sur une pile de bouquins, il s'affala de nouveau dans son fauteuil en imitation de cuir usé avant de soupirer. Les yeux clos il ne bougea plus. Espérant sans doute le retour de Morphée, mais lorsqu'aucun signe annonciateur de sa venue ne se pointa, il finit par de nouveau grommeler. Son siège roula/grinça, sur le sol froid du garage avant de taper fortement un casier en métal déjà cabossé. La porte grinça lorsqu'il l'ouvrit, il tata le haut du casier avant de saisir des clefs, puis se levant il saisit une épaisse parka avec en gros dans le dos et en jaune "GARAGE JACKSONVILLE" si on peut pas faire plus discret que ça. Trainant des pieds, la parqua sur le dos mais ouverte (ce qui au final ne le protégeais en rien, mais comme toujours c'était histoire de) il traversa le garage avant d'atteindre la cours extérieure.
Son pied shoota dans le pneu avant de la dépanneuse. La neige tomba lourdement. Son regard se leva sur le ciel grisâtre, il n'allait surement pas tarder à reneiger. Chier. Le jeune homme jaugea la température et finit par opter par un bonnet noir et des gants tout aussi sombre. Autant faire ça bien. Il grimpa dans la dépanneuse, soupira derechef et tourna la clef. Le moteur trembla sous le capot, feignit de s'arrêter puis dans un ultime grondement démarra. Eliott alluma la radio.
Il roula étonnamment vite jusqu'à destination. Peut être pressé d'en finir et espérant retourner à un sommeil profond. Qu'il est bon de pouvoir rêver. La dépanneuse dérapa de peu lorsqu'il tourna sur la route afin de se mettre sur le bas côté, devant la voiture en panne. Une Ford Mustang Fastback de 65. C'est qu'il fallait savoir s'en occuper de ces grandes dames. Il était peut être même presque surpris de savoir une telle voiture entre les mains d'une femme. Mais il n'allait pas jouer les machos que l'on connait tous, stoppa sa dépanneuse et ouvrant la portière se sortit une clope. Il sembla renifler comme quelqu'un ayant la goutte au nez suite au froid. C'était hallucinant pour lui de constater qu'à force de faire semblant, il prenait de mauvaises habitudes, et par conséquents des tiques véritablement humains. Il retira ses gants, alluma sa cigarette et après une grosse bouffée, sauta à terre. La neige crissait sous ses rangers abimées. Son jean délavé et salis par le cambouis, sa parka noire avec écrit en gros derrière son job et son t-shirt en dessous tout aussi taché que son jean, il n'y avait pas de doute, l'on ne pouvait le confondre avec le barman du coin.
Son regard scruta la voiture de loin, jaugeant rapidement des dégâts qu'il pourrait y avoir. Son regard s'arrêta sur la propriétaire du véhicule. Il s'arrêta à mi-chemin, les mains dans les poches. Évidemment un léger, très léger, sourire se glissa sur ses lèvres en contemplant cette demoiselle s'égosiller les cordes vocales. Mais ce fut tout autre lorsqu'il vit clairement les trais fins de la jeune femme. Son sourire avait disparut, son visage reflétait de nouveau la mauvaise humeur et son air dur presque inexpressif. Il resta un moment à la regarder, tout la rapportait à elle. Son visage, son sourire, ses yeux, ses cheveux. Pas sa voix certes, mais s'il n'était pas autant lucide qu'il pouvait l'être, il aurait pu croire aux fantômes. Sa clope se consumait seule, et en un ultime soupir, il s'approcha de nouveau de la voiture. Elle chantait toujours, semblait bien trop dans son délire pour l'avoir vu ou entendu venir. Il toqua à la vitre. La jeune femme sursauta, se cogna, jura et enfin sortir de la voiture. La chaire de poule sur sa peau approuvait les dire du jeune homme. Il faisait froid. Euhh, bonjour. Ce sourire... Sa réponse fut véritablement bref un Hmpf aussi semblable à un groumpf qu'autre chose. Plaisant.
Eliott retira son bonnet qu'il fourra dans l'un des poches de sa parka. Les cheveux ébouriffés, la fumée s'échappant de ses sinus, il observa de plus près la voiture. Ouvrant le capot il trifouilla deux trois trucs, se releva (sans se prendre le capot pour une fois), et referma lourdement le capot. La finesse n'est pas son fort. Il jeta sa cigarette déjà terminée, et s'avança vers la dépanneuse. Brusquement il la fit reculer jusqu'à la mustang, peut être même bien trop rapidement, assez pour que l'on pense que la dépanneuse finisse sa course dans l'autre voiture. Mais il n'en était rien, la camionnette s'arrêta juste à bonne distance. Et tandis que le jeune homme attelait la mustang, la demoiselle s'était hissée dans le compartiment. Eliott retourna -en trainant toujours des pieds- vers la cabine de la dépanneuse, visiblement pas pressé. Il se hissa à bord, sortit une cigarette, la coinça entre ses lèvres et fit claquer la portière. Une fois, deux fois. Elle se ferma enfin. Il mit le contact, renifla, la radio se mit en route. Le moteur gronda et Eliott alluma le chauffage, comme s'il avait sentit le frisson de la demoiselle suite à la froideur des lieux. Hmpf. Il débrailla et appuya sur l'accélérateur. La dépanneuse sembla rouspéter et finalement se lança docilement. Il ne prit la peine de regarder derrière eux, sachant pertinemment qu'il n'y avait personne sur la route encore enneigée. Et après un changement de vitesse, il parla enfin. Le problème semble venir du moteur, j'en aurais pour un ou deux jours voir plus si je ne peux pas avoir les pièces nécessaires. Il y a un motel au nord de la ville si vous voulez. J'espère que vous avez prévu de quoi vous occuper, en hiver la ville est pas très vivante. Son regard dévia sur la jeune femme, avant qu'il ne retourne sur la route.
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Sujet: Re: When we first met { & Eliott. Ven 12 Fév - 23:27
Si je n’avais pas eu besoin de lui pour réparer ma voiture, je me serais montrée tout aussi désagréable que lui l’était avec moi, et Dieu – même pas jusque là, rien que Mike mon frangin – savait que j’en étais capable. J’étais véritablement capable de faire de la vie de quelqu’un un enfer, et ça ne me faisait même pas culpabiliser. La seule chose qui m’avait empêchée de lui lâcher « hmpf vous même ! » c’était le fait qu’il était en train de trifouiller ma voiture. A mon avis, il ne gardait sa clientèle que parce qu’il était le seule garagiste de la ville, pour sur. Le truc qui m’a fait enrager c’est la manière dont il a refermer le capot. J’avais été limite de lâcher un grognement. Un peu de délicatesse que diable ! enfin, c’était le truc qui m’a fait enragé jusqu’à ce qu’il fasse mine de rentrer dans ma voiture avec sa dépanneuse. S’il n’avait pas été aussi baraqué, je lui aurait sûrement sauté a la gorge. Bon, peut-être pas quand même. Disons simplement que c’est l’intention qui compte. Non mais on a pas idée de faire une chose pareille devant quelqu’un qui tiens autant à sa voiture que moi j’y tiens. Contrariée, je l’avais regardé d’un air réprobateur, avec les bras croisé, sortir de la dépanneuse jusqu'à ce que le froid se fasse insupportable et que je me réfugie dans l’habitacle du véhicule. Ca m’a rappelé la dernière fois que j’avais du faire appel a un garagiste. Le type n’avait pas arrêter de me faire des remarque du genre « c’est parce que les voitures dans ce genre c’pas pour les d’moiselles, poupée. » avec un sourire mielleux détestable. En plus le mec était antipathique rien que par son visage, ça aidait pas. Du coup j’ai été voir son concurrent qui a réparé ma voiture sans faire d’histoire et sans remarques. En voyant le dépanneur/garagiste traîner des pieds ( et c’est même pas une image ! ) j’avais hésité entre le mec antipathique et le mec qui répare sans faire d’histoire. Sans doute un peu des deux. Bien qu’il n’était pas physiquement antipathique, il avait un sale caractère – et des sales manières – mais en même temps, aucune remarques sur le fait que je sois une femme, blonde qui plus est, au volant d’une dame aussi respectable qu’une Mustang Fastback de 65. Je décidais malgré tout de ne pas le cataloguer du tout ; je n’étais pas du genre à juger les gens après tout. Et puis il se pouvait très bien qu’il ait des problèmes personnels ou que je l’ai dérangé, ou même les deux. Malgré tout, je trouvais son attitude plutôt déplacée, quand on a un client, on le traite mieux. Rien que mon frère, qui parfois était d’un froid polaire, se retrouvait directement chaleureux dès qu’un client montrait le bout de son nez à son garage ; et j’en avais été témoin. Toujours est-il que même s’il avait des problèmes ; je n’y étais pour rien.
Une fois qu’il fut dans la cabine, je le vis coincer une cigarette entre ses lèvres et je me retenais de protester parce que j’étais non fumeur et que – sans être une chieuse invétérée – la fumée dans un véhicule quelconque c’est très désagréable. Je remarquais cependant avec amusement que sa dépanneuse refusait de se fermer. Un petit sourire en coin pris même sa place sur mon visage lorsque le véhicule protesta. Les cordonniers sont toujours les plus mal chaussés, a ce qu’on dit. Il démarra, et la radio, bien qu’a volume faible, rompit le silence. Ce n’était pas que j’avais un problème avec le silence, non, mais c’est juste que l’ambiance n’était pas au top. Euphémisme. Donc, oui, la radio, ca a fait du bien. Mais j’avais froid. En même temps, c’était normal, il y avait encore de la neige sur le bord de la route, et moi, je n’avais pas de manteau. – oui je sais, je suis une idiote, mais je l’ai perdu, enfin plutôt oublié, dans le dernier motel où j’ai passé une nuit pour me reposer. Maintenant, dans mon sweat-shirt fraîchement enfilé, je m’en mordais les doigts tellement j’avais froid. Je lui fus très, très reconnaissante lorsqu’il alluma le chauffage. Pour être honnête, je pensais que c’était pour moi, car lui, il avait sa grosse parka. Ca fit remonter la jauge « sympathie ». Par contre, je ne le remerciais pas à haute voix, parce que non seulement je n’étais pas certaine, mais en plus.. Il ne le méritait pas. Je souris légèrement, quand même, au cas où il verrait. Pas sûre qu’il l’ait vu cela dit, mais même s’il l’avait vu, il ne l’a montré. Après avoir démarré, il parla enfin. « Le problème semble venir du moteur, j'en aurais pour un ou deux jours voir plus si je ne peux pas avoir les pièces nécessaires. Il y a un motel au nord de la ville si vous voulez. J'espère que vous avez prévu de quoi vous occuper, en hiver la ville est pas très vivante. » Il me jeta un coup d’oeuil, je fis de même, sauf que moi, je lui souris. Autant parler à un mur, il a tourné la tête sans réagir. « Merci, je pense pouvoir me débrouiller. » dis-je simplement, avec un ton aimable. Je profitais qu’il regarde la route pour – j’avoue – l’observer un petit peu. Je devais d’ailleurs avouer qu’il n’était certes pas très sympathique mais il était drôlement beau. Cependant, je tournais la tête avant qu’il ne remarque que je le détaillais de cette façon. Le silence s’étant installé depuis un certain temps, quelque chose me frappa : deux jours de travail, ca faisait deux jours de main d’œuvre à payer. Aie. Est-ce que j’avais au moins la somme ? Me voilà bien. « euh.. Juste comme ça, ca risque de me coûter cher pas vrai ? » lâchais-je sans pouvoir retenir une grimace. D’ordinaire, je n’aimais pas vraiment poser ce genre de question qui pourtant va de soi, mais ça commençais a faire un petit moment que j’étais sur la route, et disons que les économies commençaient à baisser.
Je me suis ensuite concentrée sur la route, au lieu de le faire sur mon taciturne garagiste, déjà parce que ça servait à rien et ensuite pour voir la route, et le paysage enneigé plutôt joli. Au départ, je n’avais pas vraiment voulu m’arrêter dans cette ville mais là, maintenant qu’on venait d’y arriver, je me dis que finalement c’était pas plus mal d’y être, ca avait l’air d’être une jolie petite ville. Peut-être que je m’y plairait, qui sait ? Et puis, après tout, pour deux jours, même si cette ville était mortelle, ca serait supportable. Bref, la dépanneuse à finit par s’arrêter au garage, et j’ai du me faire violence pour sortir de la dépanneuse bien chauffée a l’intérieur, surtout en voyant le vent dehors. Mais quand lui il est sorti, j’ai du me faire une raison et je suis sortie. J’ai frissonné et croisé mes bras pour me réchauffer. Non mais c’est quoi cette ville gelée ? pensais-je alors que lui se baladait comme si de rien n’était avec sa parka ouverte.
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Sujet: Re: When we first met { & Eliott. Sam 13 Fév - 19:12
Troublé. C'était le ressentit qu'il possédait en ce moment même. Troublé par ces boucles d'or, par ce sourire, ces yeux, et ce parfum. Il était en tout point différent à celui de celle qu'il avait aimé, bien qu'il commençait à en douter. Sa mémoire olfactive n'est plus ce qu'elle était, cela sembla le renfrogner d'avantage, le jeune homme garda son regard braqué sur la route, retint un grondement du fond de ses entrailles et serra légèrement le volant. Ne plus se rappeler son odeur c'était comme ne plus se souvenir d'elle. Mais n'était-ce pas ce qu'il avait toujours désiré ? L'oublier, tout oublier et continuer à vivre ? Tu n'as aucune raison d'errer parmi eux Eliott. Tu n'as aucune raison d'errer parmi les vivants Pourquoi diable ces mots de Rose le hantait tant. Heureusement -et inconsciemment il la remerciait- la jeune femme le coupa de ses pensées. Euh.. Juste comme ça, ca risque de me coûter cher pas vrai ? Il racla sa gorge, osa lui jeter un coup d'œil et eut un semblant de sourire sur son visage. Bien que l'expression de son visage ne semblait pas suivre ce sourire, surement encore ancré dans ses pensées. C'est une mustang de soixante-cinq, alors pour sûr ça va valoir son prix ! Il y eut un léger silence, son regard avait déjà convergé vers la route. Les premières maisons de Jacksonville étaient visibles, la neige rendait les lieux non seulement plus mort que d'ordinaire mais donnait en plus une certaine touche de ville paumée en Alaska où il fait nuit noire pendant un mois durant chaque année.
Il ne reprit la parole que lorsqu'ils entrèrent dans la ville et qu'il s'engageait donc vers l'entrée de son garage avec la dépanneuse. Si vous avez des soucis d'argent, on pourra toujours s'arranger, j'fais pas se métier pour crouler sur l'or. Et puis au fond, il n'en avait pas particulièrement besoin de cet argent, ni de ce job. Mais c'était une nécessité, être comme tout le monde, se fondre dans la masse. Bien qu'aujourd'hui après avoir travaillé pendant cinq ans dans ce garage, il pouvait presque avouer aimer son travail. La dépanneuse s'arrêta en glissant légèrement juste à l'entrée du garage grand ouvert. Il éteignit le moteur, la radio et prit la dernière taffe de sa cigarette. Ouvrant la porte il jeta sa cigarette et son regard vint directement se lever sur le ciel. De fins flocons de neiges tombaient déjà. Monsieur météo -et accessoirement garagiste- avait raison, une nouvelle vague de neige arrivait déjà. Temps de merde. Il sauta à terre, referma la porte qui ne se ferma pas et s'avança dans le garage suivit par sa cliente. Il s'approcha de son bureau, retira son manteau -il devait donner froid en t-shirt- et ouvrant un tiroir sortit une feuille. Pendant qu'il griffonnait deux trois trucs, il alluma de l'autre main la radio, puis la lumière, qui ne s'alluma pas. Il sembla grommeler un Coupure de merde et vint shooter dans ce qui semblait être un générateur d'électricité. La lumière s'alluma, il sortit un sweet de son casier cabossé et le lança à la jeune femme. Sans dire un mot de plus. Il aurait très bien pu lui dire de pas chopper la crève ou toute autre phrase mais il préféra se taire. Certes le sweet était surement dix fois trop grand pour elle (étant à Eliott) mais au moins elle finirait pas en glaçon avant la fin de la journée. De plus il avait encore la chaleur du garagiste, l'ayant porté il y a peu -d'où les quelques tâches sur ledit vêtement-.
La radio passait un tube des The Who, Pinball Wizard. Pendant ce temps Eliott poussait la mustang jusque dans le garage, prenant tout de même l'air du "c'est lourd à pousser" alors que même d'une main il aurait pu la pousser aussi facilement que l'on pousse un caddie. Une fois celle-ci à l'intérieure il rouvrit le capot, sembla y jeter de nouveau un coup d'œil avant de sortir son portable et de composer un numéro. Au même instant un vieil homme importunait la demoiselle. Joli voiture mademoiselle, dites moi nous ne nous sommes pas déjà vu quelque part ? Eliott le remarqua et fronça les sourcils, au moment où il allait râler on décrocha à l'autre bout fil Oui c'est moi... ouai... me faudrait des pièces, c'est urgent... Mais j'en ai rien à foutre de tes pneus neiges qui ont été crevés par des ados attardés, tu ramène tes fesses jusqu'ici d'une façon ou d'une autre... ouai c'est ça.... Pendant qu'il détaillait la liste des choses qu'il lui fallait, le vieux ne lâchait pas la grappe à la jeune demoiselle. Je vous ai forcément déjà vu, je sais que j'ai plus toute ma tête mais quand même. En chaussons dans la neige, on ne pouvait douter de ses pertes de mémoires. Vous êtes de la famille de la jeune fille qui est morte dans les bois en quatre vingt... seize il me semble, vous lui ressemblez tellement ! Super Eliott à la rescousse. Il posa sa main sur l'épaule du vieil homme qui manqua un arrêt cardiaque. Monsieur Hopkins, cessez d'importuner ma cliente avait-il lâché avec un sourire en coin. Le vieil homme souria au jeune homme Ah William excuse moi, mais William, ce nom fit frissonner le jeune homme qui manqua de resserrer sa poigne sur l'épaule d'Hopkins. Il le coupa franchement Eliott, je vous l'ai déjà dit cent fois le vieux eut un air presque digne d'un chien battu. Tu ressemble tellement à ton père, excuse moi j'ai pas toute ma tête, ressembler à son père, autre parole qui demanda à Eliott un self-control surhumain. Je sais Monsieur Hopkins, le rassura t-il tout en le faisant sortir de son garage une main derrière son dos vous savez très bien que vous ne devez pas sortir par un temps pareil, l'infirmière doit encore vous chercher partout, c'est pas très sympa de votre part de la faire courir partout le vieil homme sembla s'emballer et marmonna dans sa barbe Elle est jeune, les voyages forment la jeunesses comme on dit, et puis cette fille ressemble tellement à la petite Leiah... L'infirmière arrivait déjà, manquant de s'étaler sur une plaque de verglas. Eliott croisa les bras avant de soupirer gravement, lorsque le vieil homme fut partit il revint vers le garage.
Il sortit une clope, indispensable face à ces quelques petites choses qui l'énervait facilement. La cigarette entre les lèvres, il porta le briquet pour l'allumer. Puis les mains dans les poches son regard revint vers sa cliente. Je suis navré -cela sembla l'écorcher de le dire- d'habitude il va emmerder les ados. Léger sourire en coin, visiblement faux, il retourna pour la énième fois à son bureau, sembla réfléchir de nouveau à ce qu'il faisait avant l'interruption du troisième âge. Tout en soulevant des papiers sur son bureau, il enchaina, la clope toujours entre ses lèvres, Si l'autre se bouge à temps j'aurais les pièces demain, je vous tiendrais au courant si jamais il y aura du retard. Son regard se leva sur elle, allez savoir ce qu'elle venait de faire mais ce simple geste lui fit rappeler les dires du vieil homme. La petite Leiah. Pour sûr qu'elle lui ressemblait, des trais fins, un sourire toujours radieux et des yeux assez beau pour que l'on s'y perde facilement. Remarquant de lui même qu'il était partit dans ses pensées sans la quitter du regard, il racla sa gorge, cracha de la fumée par les narines et en revint à sa paperasse. Une gêne c'était installée étrangement, même gêne qui semblait camoufler le son de la radio, si ce n'était les piles qui commençaient à s'user. Il trouva enfin l'objet de sa convoitise, les clefs de sa voiture. Et rompit le silence. Vous voulez que je vous dépose au Motel ?
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Sujet: Re: When we first met { & Eliott. Lun 15 Fév - 1:59
« C'est une mustang de soixante-cinq, alors pour sûr ça va valoir son prix ! » Je n’ai rien répondu, mais mentalement, j’ai insulté mon frère de tous les noms possibles et imaginables. Note personnelle : remercier Mike pour ses cadeaux empoisonnés. Au moins, avec mon ancien tas de boue, je payais des réparations certes mais pas aussi chères. En même temps, il n’avait pas du prévoir que je partirai. Ou alors peut-être que si mais qu’il n’avait pas voulu y croire. Peu importe. Instantanément après que j’ai appris la triste vérité, le silence s’est ré-installé. Mais cette fois, je n’ai rien fait pour le briser à nouveau. Découragée ? Le mot serait un peu exagéré mais presque. Je fus surprise de l’entendre parler, lorsque nous arrivions au garage. J’en aurais limite sursauté. « Si vous avez des soucis d'argent, on pourra toujours s'arranger, j'fais pas se métier pour crouler sur l'or. » J’ai tourné la tête pour le regarder, sans cacher mon étonnement. Wow. Sur le coup je n’ai même pas su quoi répondre, je me contentais de le fixer avec des yeux ronds comme des soucoupes. Okay, donc, c’est un lunatique c’est ça ? Un coup il est aussi méchant que l’orangina rouge dans la pub et un autre il se transforme en saint patron des garagistes ? Je l’ai remercié malgré tout, parce que pour cette fois, il était vraiment chic. Rares étaient les gens qui diraient ça, et j’avais vu assez de pays pour l’affirmer. Mais soit. Je me suis retrouvée dehors, sous la neige. Et je me suis dit que c’était vraiment pas ma journée tandis que je suivais le Grinch à l’intérieur du garage. Il me surpris encore une fois, en retirant sa parka pour se retrouver dans le garage gelé en tee-shirt ; Hormis le fait qu’il était drôlement bien foutu – bah quoi, j’ai des yeux, autant que je m’en serve – il était aussi complètement fou. Ou alors il ne sentait pas le froid. Ou alors il avait un système immunitaire du tonnerre et il ne tombait jamais malade. Ou tout ça en même temps. « Coupure de merde » grommela-t-il avant de donner un coup de pied dans quelque chose – un générateur ? – avant que la lumière ne s’allume enfin. Okay. Donc, récapitulons : ma voiture était en panne, il neigeait, et en plus il y avait une coupure de courant dans la ville où j’étais coincée pour deux jours. D’accord, donc en gros, Dieu ou n’importe quelle autre puissance divine et supérieure avait décidé de me pourrir la vie un maximum aujourd’hui. J’ai retenu un long soupir désespéré. Jusqu’à ce qu’il me jette un sweat en pleine figure. Merci réflexes, je ne me le suis pas pris en pleine tronche comme une tarte à la crème. Pour le coup, il avait marqué un point, là. Un gros point même, puisque je décidais d’oublier son groumpf. et même de lui pardonner son comportement exécrable de dans la voiture. Par contre je n’oubliais pas le coup de la dépanneuse. Il faudrait plus qu’un sweat bien chaud pour ça. N’empêche, c’était vraiment attentionné. Je lui ait quand même lancé un regard hésitant avant de voir qu’il évoluait dans le froid comme un poisson dans l’eau. C’est là que je me suis dit que je pouvais lui prendre son sweat sans problème. D’ailleurs il n’avait pas du tout la tête de quelqu’un qui faisait quelque chose par politesse. Alors j’ai enfilé son sweat qui – ô bonheur – était encore tout chaud. « Merci, c’est gentil. » Lui lançais-je simplement ; songeant que s’il avait été plus gentil je lui aurait peut-être expliquer pourquoi je n’avais pas de manteau. J’ai enfoui mes bras dans les manches trop longues tandis qu’il commençait à pousser ma mustang. Je lui aurait bien proposé un coup de main, mais qu’il pousse, ca lui fera les pieds.
« Joli voiture mademoiselle, dites moi nous ne nous sommes pas déjà vu quelque part ? » Je sursautais. Trop occupée à observer le garagiste trifouiller ma voiture, je n’avais pas vu ni entendu le vieillard arriver. Je me suis retournée vers lui et lui sourit. « Merci, par contre il ne me semble pas qu’on se soit déjà vu. » Dis-je gentiment. En fond sonore, j’entendais le garagiste commander tout ce dont il avait besoin, et plus la liste se rallongeait, plus je me disait que j’allais finir complètement ruinée. « Je vous ai forcément déjà vu, je sais que j'ai plus toute ma tête mais quand même. » Insista le vieil homme. Je restais pantoise. Pour sûr il n’avait plus toute sa tête, a en juger par ce qu’il portait au pied. « Vous êtes de la famille de la jeune fille qui est morte dans les bois en quatre vingt... seize il me semble, vous lui ressemblez tellement ! » je fis les gros yeux. Deux fois en une journée, c’était plus qu’impossible, c’était improbable. « Je suis désolée mais vous vous trompez. » lâchais-je troublée. C’est à ce moment que – dieu merci – le jeune homme arriva a ma rescousse. Je me voyais mal envoyer un homme qui pourrait être mon grand-père sur les roses. « Monsieur Hopkins, cessez d'importuner ma cliente » Je ne pus m’empêcher de remarquer son sourire en coin. Quoi ? Ca lui plaisait de faire peur aux petits vieux ? J’hallucinais ou quoi ? Quel sale type ! «Ah William excuse moi, mais » Je fronçais les sourcils, remarquant les poils du bras nu de .. William ? S’hérisser. Et il coupa franchement la parole au petit vieux pour rectifier son prénom. Eliott. Je n’oublierais pas. « Tu ressemble tellement à ton père, excuse moi j'ai pas toute ma tête » Awh. Pas besoin d’être Freud pour comprendre que le prénommé Eliott ne pouvait pas supporter son père. Ca avait carrément l’air d’être physique. Ce sentiment ne m’était pas étranger. +1 point pour la sympathie. Je le regardais « rendre » le vieillard à son infirmière – pauvre femme toute essoufflée et paniquée – quand j’entendis distinctement « cette fille ressemble tellement à la petite Leiah... » Je fronçais les sourcils et croisait les bras sur ma poitrine, le sweat aux manches trop longues prenant subitement des allures de camisole de force. Leiah. Je le notais dans un coin de ma tête, et ne manquerait pas de questionner mon garagiste à son propos. Mais ressembler à quelqu’un de mort ne me faisait pas du tout plaisir. Espérons qu’elle ne se soit pas faite tuée par un tueur en série qui rêverait de recommencer sur son sosie. Finalement, cigarette aux lèvres, Eliott revint. « Je suis navré » il était loin d’en avoir l’air mais je n’allais pas chipoter. Je lui ai fait un petit sourire compatissant avant de répondre « C’est pas de votre faute. » et d’hausser les épaules. « d'habitude il va emmerder les ados. » Je répondis à son sourire sans grande conviction. Je crois que j’avais rarement eu autant l’impression de déranger ou d’être insupportable. Le regardant farfouiller sous la tonne de paperasse, j’ai vu la cendre au bout de sa cigarette gagner du terrain ; comme par réflexe – mon frangin fumait comme un pompier – j’ai poussé un cendrier plus près de lui. Ce n’est qu’après que je me suis dit que c’était peut-être déplacé. Tant pis.
« Si l'autre se bouge à temps j'aurais les pièces demain, je vous tiendrais au courant si jamais il y aura du retard » j’ai acquiescé, et à nouveau par réflexe, je me suis passée la main dans les cheveux avant de les ramener derrière mes oreilles. C’est là que j’ai remarqué qu’il avait levé les yeux et qu’il me regardait. Sans trop savoir pourquoi, j’ai sentit mes joues rosir lorsque j’ai remarqué qu’il me fixait ouvertement. Il a finit par retourner a ses papiers, sans doute aussi gêné que moi. Ca alors, je m’y attendais pas. « Vous voulez que je vous dépose au Motel ? » Ca non plus d’ailleurs. Il était devin ou quoi ? « Je veux bien, oui, j’ai un sens de l’orientation misérable. » Répondis-je avec un sourire critique envers moi-même. Il s’est levé, et je l’ai suivit hors du garage, après avoir récupéré mes affaires dans ma voiture. La neige tombait encore plus que lorsque nous étions arrivés. Je trouvais ça joli. Comme si c’était mon propre sweat, j’ai enfilé la capuche – t’en pis si petite amie jalouse il y avait et qu’elle retrouvait des cheveux blonds – et je suis sortie. Bon sang ce qu’il faisait froid ! Et au moment même où j’atteignis le coffre de la voiture, j’ai glissé sur une saleté de plaque de verglas. J’ai fermé les yeux et grimacé, m’attendant à toucher terre et a me faire très, très mal, au lieu de ça je me suis retrouvée dans une paire de bras drôlement musclé. A choisir, oui, c’était mieux, quand même. J’ai rouvert les yeux et, avec un sourire mi gêné mi amusé j’ai lâché « Sacrés réflexes. » avec un ton a la fois surpris et .. admiratif, ouais. Presque. Il m’a remis sur mes pieds et je l’ai remercié de m’avoir rattrapée. Bizarre n’empêche, même s’il avait été rapide, il était quand même trop loin pour m’empêcher de tomber. Bah, je devais sûrement me faire des idées. J’ai secoué la tête pour moi-même en me disant que je divaguais complètement. C’est vrai quoi, non seulement je n’avais plus la notion des distances mais en plus une partie de moi se disait qu’elle serait bien restée là où elle était il y a quelques secondes ; c’est à dire dans les bras d’un inconnu complet. C’était clair et net, je perdais la tête.
SURPRIIIISE xD
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About You Études/Emploi: Garagiste Âge du perso: 27 ans Tagline: Ses yeux jaunes lancent des lueurs de froide convoitise. « J'ai faim » balbutie-t-il.
Sujet: Re: When we first met { & Eliott. Mar 16 Fév - 0:50
Je veux bien, oui, j’ai un sens de l’orientation misérable. Sans ajouter un mot, Eliott sortit du garage bientôt suivit par la jeune femme dont il ignorait toujours le prénom. Sa camaro les attendait dehors sur le sentier déneigé mais glissant. Les flocons déjà plus gros que précédemment virevoltaient à n'en plus finir. Le jeune homme s'approcha de sa voiture, ouvrant la portière conducteur, au même instant il sentit et entendit le pied glisser sur la plaque de verglas. Sans lui même savoir pourquoi, le voilà qu'il était déjà derrière elle à la soutenir, l'empêchant alors de chuter sur le sol durcit par le gel. Il y eut un silence. Son parfum, il ferma un court instant les yeux, Sacrés réflexes, rouvrant les yeux Eliott grommela des mots inaudibles et vraisemblablement incompréhensibles tout en la remettant sur ses pieds. Ce n'était pas dans ses habitudes d'être aussi avenant, il ne l'avait été qu'avec elle. C'était frustrant de voir que tout revenait à elle, lui qui depuis tout ce temps, s'efforçait à ne plus y penser. Ce geste devait l'avoir autant surprise que lui, elle le remercia et lui toujours dans ses pensées, s'efforça de ne pas imaginer à nouveau le visage de sa belle, y mêlant le parfum étrangement envoutant de sa "cliente". Le grand brun passa une main das ses cheveux les ébouriffant au passage, et tandis qu'elle installait ses affaires dans le coffre, lui retourna s'engouffrer dans son véhicule pour farfouiller dans un grand sac posé à l'arrière.
Elle s'installa dans le véhicule, la laissant profiter de ce confort tout de même meilleur que la dépanneuse (en même temps passer d'une vieille dépanneuse à une chevrolet camaro de 1969 y a pas photo) Eliott sortit une veste et un t-shirt de son sac, et de l'extérieur -en plein froid hivernal- retira son t-shirt taché de cambouis et enfila le t-shirt couleur chocolat qu'il avait sortit. Après avoir mit une veste en cuir et jeté sa cigarette déjà éteinte de puis longtemps, il s'installa au volant de la voiture -jetant par la même occasion son t-shirt sale, en boule à l'arrière- et ferma la portière. Il démarra la voiture qui répondit par un ronronnement qu'il appréciait tant. Sa voiture c'était quelque chose, vous savez ces hommes qui préfère leur voiture à leur femme... Et bien c'était un peu pareil là. La voiture quitta le sentier, et tourna sur la route principale de Jackonsville. L'arrière train du véhicule glissa mais en bon conducteur qu'il était la camaro répondit précisément à son maitre et se remit correctement sur la route enneigée. Un nouveau silence s'était installé, chacun perdu dans ses pensées.
Le jeune homme se demandait encore pourquoi il avait été jusqu'à la rattraper, mais pis encore, pourquoi avoir presque humé (?) son parfum comme un drogué en manque. Pryde fronça les sourcils, son regard pourtant toujours sur la route. La voiture dérapant toujours un peu dans les virages sans pour autant quitter la route. Il agissait contre son grès, et ce ressenti étrange en l'ayant dans les bras, merde ce n'était pas la première fois qu'il rattrapait une fille, c'était pas la première fois qu'il en tenait une dans ses bras. Elle était troublante, ressassait des souvenirs dont il se serait bien gardé, et ce mélange envoutant commençait à le hanter. Il ne savait rien d'elle, ni d'où elle venait, ni qui elle était et pourtant il semblait déjà la connaitre. Il savait sa maladresse, ses mimiques anodines que personne ne remarque d'ordinaire mais qu'il avait tout de suite vu. Agacé le jeune homme sortit une nouvelle cigarette et l'alluma, il ouvra de peu sa vitre pour éviter d'enfumer sa passagère. Et à la première bouffée il vit le motel à quelques mètres.
Le véhicule s'engagea sur le parking, glissa de nouveau, et par une manipulation ultime et digne d'un champion de rallye, elle s'arrêta juste sur une place libre, invisible par la neige. Il coupa le moteur et termina sa cigarette. Eliott ne connaissait que trop bien la propriétaire des lieux -d'où le changement de t-shirt et l'ajout d'une veste-, une mère poule déjà d'un certain âge qui connaissait tout Jacksonville -et donc bien les Pryde-. Savoir que l'ainé des Pryde aurait déposé quelqu'un à son motel sans qu'il ne passe lui dire le bonjour aurait été presque une injure. Ils descendirent tous deux du véhicule et, Eliott en tête, entrèrent dans le vieux motel. Il n'avait certes rien d'un quatre étoile, était quelque peu délabré par endroits, mais il n'empêchait pas qu'il gardait son petit côté pittoresque et digne de Jacksonville. À peine un pieds à l'intérieur qu'elle l'avait déjà remarqué, elle était vieille mais pas sourde, du moins pas encore. Eliott Pryde, ça fait des lustres, comment vont tes frères ? Eliott esquissa un sourire presque grimaçant, il n'aimait pas tellement ce genre d'accueil, le genre débordant d'affection alors qu'il n'en méritait pas même la moitié. Ils vont bien, euh je t'amène une cliente, j'dois réparer sa voiture, je suppose que t'as de la place... Elle le coupa immédiatement, lorsqu'elle vit sa cliente en question, pas de remarque sur Leiah, un simple sourire radieux et un regard quelque peu remplis de sous entendus quand ses yeux convergeaient du Pryde à la blondinette. J'ai toujours de la place ! Il faut que j'aille chercher la femme de ménage, j'en ai pour deux minutes ! Et la vieille dame disparue au fond d'un couloir. Les mains dans les poches, le jeune homme s'appuya contre le comptoir d'accueil. De nouveau un silence. Et vous venez d'où au fait ? Son regard s'était posé sur elle, pour une fois il avait rompit le silence et avait posé une question banale et sans intérêt. Au moment même où elle allait répondre, la gérante revint, toujours souriante son regard sur nos deux protagonistes. Eliott se demandait déjà ce qu'elle pouvait s'imaginer, c'était un des principal défaut de cette charmante dame. Mettez un homme célibataire depuis longtemps comme Eliott et n'importe quel femme à côté et elle imaginait déjà le couple de l'année. Votre chambre est prête déclara t-elle et avant même qu'Eliott ai le temps de dire quoique ce soit elle répondit à sa place j'ai le numéro du garage si vous voulez appeler pour avoir des nouvelles de votre voiture, n'hésitez pas à venir me le demander. Eliott leva les yeux au ciel face au sourire remplit de sous entendus de la part de la vieille femme. Il soupira et se décolla du comptoir. Bon j'dois vous laisser j'ai du boulot moi. À peine eut-il prononcé sa phrase que le voilà déjà sortant du motel, la vieille dame soupirant tout en souriant à cette silhouette taciturne qui tournait vers le parking. Il retournera à son garage, jurera encore après la coupure de courant, se cognera deux fois contre la voiture, et passera le reste de sa journée à penser à elle sans savoir pourquoi.
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Dangereuse, envoutante Qui es tu diantre Pour que tu me hantes ?
When we first met { & Eliott.
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